vendredi 13 septembre 2013

la semaine du bon sens en GRH (part 5) : la communication tu maîtriseras!

parce que non définitivement, rester enfermé n'est pas possible pour le DRH, 
parce que son humeur révélera beaucoup de choses et influera sur son entourage, 
parce qu'il est en contact avec de nombreux interlocuteurs de divers horizons et fonctions, 

le DRH doit maîtriser les règles élémentaires de la communication qu'elle soit interne, externe, écrite, orale, verbale ou non. 

cela consiste à s'adapter à son interlocuteur, au contexte, à l'objectif du message. le DRH ne parlera pas de la même façon avec le Directeur du Marketing avec qui il boit des coups (on dit qu'on va au squash mais cela ne trompe personne), avec les membres de l'équipe RH, un délégué syndical en colère, un salarié dans l'embarras, un inspecteur du travail retord, un actionnaire ambitieux (pour ses actions), à la presse, à ses enfants parce qu'on va rentrer tard, un prestataire, un avocat, un conseiller prudhomal... 

paralèllement, le DRH est exposé à un certain nombre de risques. Le "craquage" n'est pas le moindre. Le DRH n'a pas le droit de faiblir, n'a pas le droit de montrer une émotion négative; il doit avoir le sourire et communiquer son énergie aux salariés. Imaginons un instant l'impact d'un DRH quittant le bureau de son patron avec une tête d'enterrement...

ses sollicitations sont nombreuses. On peut citer les réunions institutionnelles, les réunions de négociations qui sont les exemples les plus évidents; elles ne se déroulent pas toujours mal, bien au contraire. Au-delà de ces rendez-vous réguliers, il y a toutes les rencontres impromptues, les discussions autour d'un café ou au détour d'un couloir; la vie quoi!

un signe d'agacement sera un aveu de faiblesse. Toutes les attitudes sont analysées : le look qui doit tout simplement être adapté, le fait d'être rasé ou non pour un homme, le fait d'avoir l'air fatigué... Il faut donc dompter ses sentiments. Pour autant, le comportement et le discours ne doivent pas être ni paraître aseptisés ce qui aurait l'air louche également.

malgré toutes les précautions que l'on pourra prendre, il est possible de rencontrer l'intolérable. Il peut revêtir un caractère cocasse parfois. Un DRH a porté plainte pour harcèlement moral contre un syndicaliste. Celui-ci, dont la désignation avait été mise en cause par la Société devant le tribunal d'instances, a présenté 9 préavis de grève, posé 700 questions à l'occasion des réunions de délégués du personnel et adressé 200 courriers recommandés et tout cela en l'espace d'un an. Il sera intéressant d'attendre le jugement. Dans certains autres cas, c'est moins drôle.

même dans ces situations, chaque mot du discours doit être maîtrisé, assumé sous peine d'être utilisé par les interlocuteurs. Imaginons un DRH, qui insulterait publiquement un salarié ou lui parlerait de façon dégradante et irrespectueuse, un truc du style "casse-toi alors pauvre con". Cela serait inadmissible et cela le suivrait pendant toute sa vie dans l'entreprise et même après. On ne retiendrait pas alors l'attaque qu'il a subie ou le contexte de tension mais son absence de self control. Et ça serait logique. Il ne serait pas à sa place; il faudrait qu'il change de métier.

DRH, c'est un beau métier qui engendre des responsabilités que l'on doit accepter. De toute façon l'amour de la fonction fait que l'on a toujours envie de sourire n'est-ce pas? 

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